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Historique idéaliste et généalogie légendaire
du cheval arabe (2)


Borka
(et autres photos, voir bas de page précédente)

.


Hajar


Sahmet


LES CHEVAUX EN ARABIE (chap VIII) (suite)

Mais on vient de voir à quels jolis résultats cette science providentielle des généalogies a conduit les Arabes; et, du rapprochement des considérations précédentes, on peut déjà tirer une première conclusion: c'est qu'en écrivant la phrase précitée Perron a fait preuve de beaucoup d'inattention ou d'une grande ingénuité d'esprit.

Du reste, ce n'est pas seulement à propos de Salomon et de ses chevaux que les Arabes ont inventé après l'islamisme, avec une insigne mauvaise foi, des fables ridicules auxquelles Perron vient de donner le nom de "pieuse et innocente invention".

Ainsi, Ismaël, fils d'Abraham, aurait été le premier homme qui fût parvenu à dompter le cheval, suivant une légende musulmane racontée par El-Damiri, mort dans le premier tiers du XVe siècle de l'ère chrétienne
(Perron, o.c., p 77,89 et 90).

Or la Bible ne dit rien de semblable d'Ismaël, dont les Juifs ne firent connaître la célébrité aux Arabes que plusieurs siècles après l'ère chrétienne, et l'on peut dire la même chose des autres personnages bibliques, Abraham, Job, Salomon, etc.
. ( Voyez Renan, Hist. des lang. sémitiq. p 305.)

Enfin, dans la légende de Zâd-el-Râkeb, telle que la raconte l'émir Abd-el-Kader, ce cheval de Salomon serait issu de la race domptée par Ismaël (Voyez général Daumas, Les chevaux du Sahara, p.11).

A la page 248,
Perron donne, comme

"un indice de l'importance que les Arabes ont toujours attachée à la possession des chevaux., "

une anecdote sur Rabia-el-Faras, fils de Nizar, à laquelle il se contente de faire allusion et que nous rapportons textuellement d'après l'Hist des Arabes de Caussin de Perceval.
Caussin dit d'abord que Nizâr eut quatre fils, nommés Iyâd, Anmâr, Rabîa, Modhar; et que

"on raconte, au sujet de ces quatre fils, une anecdote peu historique sans doute, mais qu'il n'est pas inutile de reproduire, parce qu'il y est fait allusion dans les ouvrages de littérature arabe;"

puis il transcrit cette anecdote, tirée du XXXIIe des Proverbes de Méidani ou Meydâni, et déjà traduite par Quatremère dans le Journal asiatique, numéro de mars 1838, pages 246-251.

" Nizâr, se sentant près de mourir appela Modhar, Rabîa, Iyâd, Anmâr, et leur dit:
" Mes enfants, je donne à Modhar cette tente de cuir rouge; à Rabîa, ce cheval bai brun et cette tente noire; cette esclave aux chevaux gris est pour Iyâd; Anmâr prendra ce sac d'argent et ce mobilier. S'il s'élève entre vous des difficultés pour le partage de mes biens, rapportez-vous-en à la décision d'Afa le Djolhomite, qui habite Nadjran."
Les frères, ayant eu en effet des contestations relativement à l'héritage de leur père, se mirent en marche pour se rendre auprès d'Afa... Afa leur dit:
" Tout ce qui, dans les biens de votre père, ressemble par la couleur à la tente rouge, appartiendra à Modhar.
Rabîa, auquel il a donné le cheval bai-brun et la tente noire, aura tout ce qui est d'une couleur analogue.
Avec l'esclave aux cheveux gris, tout ce qui est de couleur grise sera pour Iyâd;
j'adjuge à Anmâr l'argent et le reste de l'héritage."
En conséquence Modhar prit, pour sa portion dans les biens de Nizâr, l'or, les chameaux roux et le vin; Rabîa eut les chevaux, dont la plupart éaient brun. Le lot d'Iyad fut le bétail gris, moutons et chèvres; Anmâr, à qui dévolut le restant de la succession, fut appelé depuis
Anmâr-el-Fadht (Anmâr du reste). Ses frères reçurent les surnoms de Modhar-el-Hamrâ (Modhar de la tente rouge), Rabîa-el-Faras (Rabîa du cheval) et Iyâd-el-Chamtâ (Iyâd de l'esclave grisonnante). Caussin de Perceval, Hist. des Arabes, t Ier, p. 187-189.


Connaissant le genre d'esprit des narrateurs arabes, on peut conserver, comme Quatremère et Caussin de Perceval, des doutes sérieux sur l'authenticité de cette anecdote.

Il est permis de se demander si ce n'est pas encore là "une pieuse et innocente invention " destinée à glorifier du même coup Nizâr, le dix-neuvième ancêtre de Mahomet, et Rabîa, l'un des ancêtres des Arabes
Anazehs, dont les chevaux sont renommés depuis plusieurs siècles.

On y est donc d'autant plus autorisé que Perron a déjà été obligé de réfuter aux pages 126, et 127, l'une de ces " pieuses et innocentes inventions", celle des Abyssiniens musulmans, qui, pour glorifier du même coup Mahomet et leurs propres chevaux, n'ont pas hésité à transformer en trois juments de race la chamelle sur laquelle le Prophète s'enfuit de la Mecque à Médine et que lui avait prêtée son beau-père Abou-Bekr.

En admettant même que le surnom el-Faras (du cheval) n'a pas été inventé longtemps après la mort de Rabîa, on pourrait encore se demander si Rabîa ne fut pas ainsi surnommé parce qu'il possédait un cheval, si son surnom n'est pas un indice de l'extrême rareté des chevaux chez les Arabes péninsulaires de son temps.

Du reste, l'anecdote fût-elle authentique dans tous ses détails, et Nizâr eût-il réellement possédé plusieurs chevaux, que cela ne prouverait nullement la haute antiquité de la présence du cheval en Arabie, car Caussin de Perceval place la naissance des quatre fils de Nizâr vers l'an 31 d'avant l'ère chrétienne1 (Voyez Caussin de Perceval, Histoire des Arabes, tome I, à la page 186, et au tableau VIII, placé à la fin du volume)., et il est même probable qu'elle est un peu moins ancienne.

On ne peut en effet connaître l'époque approximative de la naissance des enfants de Nizâr que par un calcul généalogique reposant sur les deux faits suivants:

Mahomet est né 571 ans après l'ère chrétienne, et Nizâr est son 19e ancêtre: d'où il suit que les enfants de Nizâr sont nés 18 générations avant l'an 571.

Puisque Caussin de Perceval place leur naissance 571+31=602 ans avant cette date, il attribue une moyenne d'environ trente-trois ans et demi à chacune des 18 générations en question: ce qui est beaucoup pour les populations arabes, chez lesquelles les mariages ont toujours été si précoces.

Les enfants de Nizâr seraient nés vers l'an 31 après Jésus-Christ, si l'on comptait une moyenne de 30 ans pour chaque génération des ancêtres de Mahomet; vers l'an 67, si l'on comptait 28 ans par génération; et vers l'an 121, si chaque génération était évaluée à 25 ans en moyenne.
Il est donc probable que Nizâr vivait dans le courant du Ier ou du IIe siècle de l'ère chrétienne, c'est à dire vers l'époque où les Arabes péninsulaires paraissent avoir commencé à se servir des chevaux, comme on le verra dans le paragraphe suivant.
L'anecdote de Rabîa-el-Faras est par conséquent, sinon incontestable, du moins vraisemblable;
et, déduction faite des légendes musulmanes que Perron s'est chargé lui-même de réfuter, cette anecdote constitue le plus ancien des faits que cet auteur aît pu signale
r pour justifier sa croyance à l'existence des chevaux en Arabie dès la plus haute antiquité.

Piétrement 1882

.


Sahmet


Hajar

.

Dans le chapitre "antiquité": ac1 , nous avons lu le récit de Masoudi, rédigé dans la première moitié du Xe siècle, de la migration d'Amrou-ben-Amer lors de la rupture de la digue de Mareb.


Hathor


voici ce qu'écrivait Abou-Bekr-ibn-Bedr environ quatre siècles plus tard, dans le Nacéri, t.II, page 359 de la traduction Perron:
" les noms des chevaux des Tobba, ou rois des Himiarites qui dans l'antiquité antéislamique gouvernèrent l'Yémen, ne nous sont point parvenus. Mais les histoires et chroniques de l'Yémen parlent du grand nombre des chevaux dans ces âges reculés.
Elles racontent ceci:
Amr, fils d'Amir, le plus ancien des Tobba, et connu d'ailleurs sous le sobriquet de mouzéikia ou le déchireur, fut ainsi nommé, d'après la forme du langage himiarique, parce que chaque jour ce prince changeait deux fois de vêtements et chaque soir au coucher les déchirait.
Il répugnait à mettre deux fois un vêtement et ne voulait pas que personne après lui s'en revêtit.
Mouzéïkia, quand il eut appris (de la devineresse Zarifah) que la grande digue de Mareb serait bientôt détruite et le pays submergé, se prépara à émigrer de l'Yémen. Il choisit parmi ses chevaux, c'est à dire sa cavalerie, exclusivement les chevaux de robe pie; il laissa tous les autres. Le nombre de ceux qu'il choisit s'éleva à quatre-vingt mille: c'est le chiffre que signale un poète de l'Yémen dans une longue pièce de vers; il dit:
"Quatre-vingt mille en nombre, et tous de robe pie."
" Mais le premier cheval qui dans le royaume de l'Yémen (après l'islamisme) eut son nom conservé dans les écrits fut Heizoum."

Ainsi, pour montrer le grand nombre des chevaux de l'Yémen dans les âges reculés, Abou-Bekr est réduit à citer l'exemple d'Amrou Mozaïkia, qui vivait au IIe siècle de notre ère. Quant à son nombre de quatre-vingt mille chevaux de robe pie, emprunté à un poète, il est d'autant plus exagéré que l'Yémen ne possède certainement pas aujourd'hui quatre-vingt mille chevaux de toutes robes, et que les recommandations, faites par Mahomet à ses disciples, de soigner et de multiplier les chevaux, ne doivent pas en avoir fait diminuer le nombre chez les musulmans.

Une autre erreur d'Abou-Bekr, c'est de nommer Amrou Mozaïkia " le plus ancien des Tobba".
Le premier qui porta ce titre fut en réalité Harith-el-Raïsch, antérieur à Amrou Mozaïkia de deux à trois siècles
(Voyez Noël Desvergers, Arabie, p 52 et 74.. [...]

Si maintenant on rapproche les dates et les indications des documents fournis par Masoudi, par Abou-Bekr-ibn-Bedr et par Mohammed Aiiâd, on remarque ceci.
Dans la première mo
itié du Xe siècle de notre ère, Masoudi parle déjà des chevaux de l'Yémen sous Amrou-ben-Amer, c'est à dire au IIe siècle de notre ère, mais il ne dit pas encore qu'ils y fusssent déjà nombreux; il ne signale le goût des chevaux et des exploits de guerre que chez une faible minorité de sujets d'Amrou;
enfin il dépeint l'Irak comme la contrée la plus renommée pour la noblesse de ses chevaux à l'époque de ce roi.
croire qu'Amrou Mozaïkia n'a jamais été Tobba, c'est à d
Vers l'an 1300, Abou-Bekr représente l'Yémen possédant déjà plus de chevaux sous Amrou qu'il n'y en existe certainement aujourd'hui;
mais il avoue toutefois que les noms des chevaux des rois de l'Yémen antérieurs à l'islamisme ne nous sont pas parvenus.

Ce dernier fait est d'autant plus digne d'attention que Mohammed Aiiâd raconte au XIXe siècle, pour l'édification des ulémas du Caire, avec quel succès les Arabes ont retenu le noms du fameux cheval
Hodjéici et de son père Zâd-el Râkeb, donné par Salomon aux Azdides de l'Oman; ainsi que le nom de la jument Sabal, qui conçut de Zâd-el Râkeb le cheval A'wadj, père de Zou-l-Okkâl, père de Dahis, lequel vivait plus de quinze siècles après Salomon.
La comparaison des récits de ces trois auteurs montre donc que, si les peuples d'Occident débarrassent peu à peu leur histoire des faits aprocryphes et des légendes controuvées, les Arabes ne paraissent pas tendre au même but, ils semblent plutôt s'en éloigner.

C'est aussi l'opinion de
Perron; on l'a vu dans sa réfutation de la légende qui rattache l'origine des chevaux arabes aux écuries de Salomon;
et il ne reste plus qu'à faire connaître les conclusions qu'il tire, à la page 148, de la fausseté de cette origine et de l'absence de documents arabes dignes de foi sur l'histoire ancienne du cheval en Arabie.

" Au point de vue de l'ancienneté, l'âge de cette origine se trouvait ainsi remonter très loin dans les siècles;
car, pour les musulmans, Salomon vivait à une
immense antiquité, par delà un nombre hyperbolique de siècles. La chronologie et surtout la synchronologie n'a jamais été une science des Arabes; pour eux, le passé est si vieux que c'est un vaste amas de siècles où il y a place pour tout et à des distances incalculables.

" Comme conséquence, nous dirons donc que l'époque des premières combinaisons tentées pour l'amélioration et le perfectionnement du cheval en Arabie se rapporte à une date indéterminée dans la durée du passé, ignorée, que par conséquent l'origine du cheval arabe est inconnue, et qu'il est devenu le premier cheval de la terre par les soins et la persévérance de ces Bédouins sauvages des déserts, peut-être, avant tout, des Bédouins du sud de l'Arabie orientale, de l'Omân, de l'Ahkaf, du Doân, de Bahreïn.
De là il a fait ses migrations."

On voit qu'en définitive ce n'est point sur les documents historiques si défectueux des Arabes que Perron a fondé sa croyance à l'antiquité de l'existence des chevaux en Arabie.

Piétrement 1882

.

 


Nadya avec Niger

 

*


Jasir


Il est donc probable qu'il (Perron) eût légèrement modifié son opinion touchant la région de l'Arabie où il incline à placer le berceau du cheval, s'il eût pu lire ce que
W.G. Palgrave a écrit plus tard, après avoir visité l'Arabie en 1862-1863, sur les chevaux du Nedjed ou Nedj, ainsi que sur la généralité des chevaux de l'Arabie orientale, et en particulier sur ceux du Batinah, province qui est la plus riche de l'Oman, et qui est constituée par une vaste plaine renfermant plus de cent villes ou villages.

En effet, dans le tome II de son
Voyage dans l'Arabie centrale, Palgrave a consacré aux chevaux nedjéens (pages 151-156) un assez long et très intéressant article dans lequel il dit:
" Le cheval du Nedjed l'emporte non seulement sur les races persanes et indiennes, mais sut toutes celles de la Péninsule...
Les haras de Feysul
( note: Roi du Nedj à l'époque du voyage de Palgrave) sont incontestablement les premiers du Nedjed, et celui qui les a visités a vu les chevaux les plus parfaits de l'Arabie, peut-être du monde." (P 151.)
" Jamais je n'avais vu, jamais je n'avais imaginé une si admirable réunion de chevaux. Ils manquent peut-être un peu de hauteur, mais leurs formes exquises empêchent de s'apercevoir de ce défaut, si défaut il y a.... Les chevaux nedjéen ont une élégance, une harmonie de formes que l'on chercherait vainement ailleurs."
(P.152)
"Les chevaux du Nedjed sont surtout renommés pour leur vitesse et leur résistance à la fatigue. "
(P.155.)
"La couleur dominante est le gris ou l'alezan doré; quelques-uns sont bai-clair, blancs, noirs, gris de fer; on n'en rencontre aucun qui soit bai-brun, pie ou pommelé.
(P.152.)

Cela aurait contrarié Amrou Mozaïka et Rabîa-el-Faras.
Dans son article sur les chevaux du Nedj
, Palgrave fait cette digression (p. 155):

" Plus loin, quand je franchis les limites orientales du Toweyk, je vis la race arabe décroître rapidement en beauté, en grandeur et en force. Les spécimens que je rencontrai dans l'Oman ressemblaient considérablement aux chevaux hindous; mais, dans les districts orientaux de l'Arabie, les dromadaires suppléent à la disette des solipèdes."

*

Enfin, il ajoute à la page 364:

"Les seuls Bédouins que l'on rencontre dans l'Oman occupent le revers méridional des montagnes du Dahirah ou l'extrémité orientale de la même chaîne dans la province de Djaïlan. Ce dernier district fournit les meilleurs dromadaires de toute l'Arabie; les ânes sont très nombreux dans le Batinah, où ils servent de bêtes de somme et de montures; les chevaux, plus petits et moins beaux que ceux du Nedjd, sont, en raison de leur rareté, réservés aux classes les plus riches."

Puisque Perron croyait, comme Link, que,

"si nous voulons trouver la patrie du cheval, il faut la chercher dans le pays où cet animal se trouve le plus parfait," (Link, Le monde primitif et l'antiquité, t II, p303.)

il est clair que, s'il eût connu les faits constatés par Palgrave, il eût renoncé à placer le berceau du cheval dans le désert, à en attribuer l'amélioration et le perfectionnement aux soins et à la persévérance

" de ces Bédouins du sud de l'Arabie orientale, de l'Omân, etc. " (Perron)

Il eût évidemment fait naître et perfectionner le cheval dans le Nedj, qui n'est pas un désert, ni un pays de nomades.

C'est au contraire un pays de hauts plateaux et de larges vallées, à la température fraîche et fortifiante, aux eaux abondantes, dont le sol d'alluvion est couvert d'excellents pâturages, d'arbrisseaux et d'arbres vigoureux (Palgrave, Voyage dans l'Arabie centrale, t.I, p 203-208), et où les nomades ne forment guère que la vingtième partie de la population.(Palgrave, Voyage dans l'Arabie centrale, t.II, p. 143-144).


Il faut toutefois ajouter que si les chevaux nedjéens sont considérés comme les plus parfaits, même par un Anglais, par Palgrave, le Nedjd est très loin de pouvoir être mis au nombre des pays riches en chevaux;
car [..] en1870, dans le nord du Turkestan, la seule province de Sémirétché possédait 415 000 chevaux et 54
0 674 habitants, ou environ 4 chevaux pour 5 habitants; tandis qu'en 1862 Palgrave a trouvé dans le Nedj 1 219 000 habitants et à peine 5 000 chevaux (Palgrave, Voyage dans l'Arabie centrale, t. II, p. 143 et 154), ou 1 cheval pour 244 habitants.

L'état actuel de la population chevaline dans le Nedj explique donc pourquoi, lorsqu'en novembre 1862 le roi Feysul rassembla une armée pour marcher sur Oneyzah, capitale du Kasim, la cavalerie nedjéenne de cette armée se composait de deux cents combattants montés sur des chevaux et de deux mille combattants montés sur des chameaux. (Palgrave, Voyage dans l'Arabie centrale, t II, p 167) .
Le 4 septembre précédent, Palgrave avait également constaté que, dans l'armée dont Télal, roi du Djebel Shomer, confia le commandement à son oncle Obeyd,

"un tiers environ des soldats était monté sur des chevaux, les autres sur des chameaux légers et rapides (Palgrave, Voyage dans l'Arabie centrale, t I, p. 186).

De sorte que, d'après les diversess indications de Palgrave, on peut dire que l'Arabie ne mérite pas encore aujourd'hui l'épithète de "pays des chevaux" déjà donnée aux pays du Nord pour les anciens Hindous, mais que celle de "pays des chameaux" lui convient parfaitement.

Piétrement 1882

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