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CONSIDERATIONS PRELIMINAIRES ZOOLOGIQUES

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cheval aryen / cheval mongolique

races d'ânes


Cheval aryen / Cheval mongolique

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Le cheval aryen (cheval asiatique de M. Sanson)
a le front large et plat suivi sans aucune espèce d'inflexion par un chanfrein droit :
ce qui donne un
profil rectiligne à sa tête, sauf que les apophyses orbitaires ou arcades sourcilières, qui sont très saillantes, dépassent de beaucoup le plan du front;
aussi l'orbite est-il grand et l'oeil très expressif.
En raison de la largeur du crâne, les oreilles sont très éloignées à la base;
elles sont courtes, fines et droites.
La poitrine est large, à côtes arrondies; la croupe est large, arrondie, se rapprochant de l'horizontale, et la
queue est portée loin du corps.



Le cheval mongolique (cheval africain de M. Sanson)

a le front bombé en segment de sphère et la partie inférieure du chanfrein légèrement convexe,
ce qui lui donne une
tête sensiblement busquée ou moutonnée.
Ses arcades sourcilières sont peu saillantes.
Ses oreilles sont moins écartées à la base et plus longues que celles du cheval aryen;
son corps est moins ample, sa poitrine moins large, ses côtes moins incurvées;
sa croupe, plus étroite, est tranchante, rappelle celle du mulet;
sa queue est portée près du corps, et ses cuisses sont toujours un peu grêles.
En outre, le cheval mongolique est moins près de terre, c'est-à-dire qu'il a les
membres plus longs : ce qui tient surtout à la longueur relative des rayons inférieurs, canons et paturons.apl; d'où une plus grande aptitude pour les allures cadencées, pour les allures de manège.
Enfin, dans les mêmes conditions de milieu, les chevaux mongoliques atteignent une taille plus élevée que les chevaux aryens; mais les uns et les autres sont également remarquables par leur finesse et leur distinction.

Piétrement 1882


variation


Hadban Enzahi
Les chevaux arabes, Carl-R. Raswan-Ursula Guttmann
ed.Stock, 1967


étalon barbe
exposition universelle de Paris 1900
illustration des rapports du jury international-Imprimerie Nationale Paris

Les caractères différentiels de ces deux races chevalines, surtout ceux qui tiennent à la conformation de la tête et qui sont de beaucoup les plus importants, permettront d'apprécier à leur juste valeur divers renseignements fournis soit par les auteurs anciens ou modernes, soit par les anciens monuments où des chevaux sont figurés, .........

....... Aujourd'hui, les représentants des deux races chevalines asiatiques occupent une aire géographique immense qui s'étend de la mer du Japon jusqu'à l'océan Atlantique; (....).

Dans toute l'étendue de leur aire géographique actuelle, les deux races chevalines asiatiques vivent côte à côte, dans une complète promiscuité.
Elles forment, dans les diverses localités, une population composée de métis tenant plus ou moins de l'une ou de l'autre des deux races, et d'un nombre plus ou moins grand de sujets purs. Mais la race aryenne jouit d'une prépondérance numérique considérable,(......)

Enfin c'est le sang aryen qui prédomine chez les chevaux anglais de course, improprement dits de pur sang, et constituant une population formée dans ces derniers temps par un mélange fort inégal de sang aryen et de sang mongolique.
PSA

.........Tous ces faits de géographie hippique sont dignes de la plus sérieuse attention, et les documents historiques des chapitres suivants rendront parfaitement compte de la façon dont ils se sont produits; de même que, réciproquement, ils sont des témoignages encore subsistants de la vérité de ces documents.

Piétrement 1882

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Races asines

Classification et patries des races asines.
Il resterait à parler de la classification et de la distribution géographique des Hémioniens, des Zébrides et des Asiniens; mais nous dirons seulement, un mot des derniers, dont l'histoire est si intimement liée à celle du cheval.
M. Sanson a fait insérer dans Compt. rend. de l'Ac. des sc.,t. LXXII, 1871, p. 689-692, une note intitulée Nouvelle détermination des espèces asines du genre Equus, dans laquelle nous puisons les considérations suivantes :
Tous les Asiniens domestiques sont divisés par M. Sanson en deux espèces, auxquelles nous conserverons le nom de races, pour les motifs qui ont été exposés à propos de la classification des races chevalines.

L'une de la race asine africaine (Equus asinus africanus) est originaire du bassin du Nil; elle

« s'est répandue de là sur toute la surface de l'Asie, de l'Europe et du nord de l'Afrique, en y formant des variétés peu nombreuses, qui, chose très remarquable ne diffèrent entre elles que par la taille, généralement plus ou moins petite... L'âne d'Afrique est le plus connu partout sous le nom d'âne commun. » (Sanson, Compt. rend. de l'Ac. des sc.,t. LXXII, 1871, p. 690)

Brindille

L'autre, la race asine européenne (E. A. enropeus), dont les ossements fossiles ont été trouvés en Italie, en Espagne et dans les départements français situés au sud du bassin de la Loire, occupe une surface bien moindre que celle qui est peuplée actuellement par l'âne d'Afrique; elle n'a guère dépassé les limites de l'aire géographique où ses débris fossiles ont été rencontrés; aussi M. Sanson a-t-il raison de la déclarer originaire d'Europe; et nous ajouterons même, avec la certitude de rendre sa pensée avec plus de précision, que cette race asine est originaire du centre Hispanique, dont il sera question dans le chapitre suivant.

« Sa variété la plus estimée est maintenant en Poitou. Celle de la Gascogne vient ensuite. » (p. 692.)


baudet du Poitou

L'origine nilotique de la race asine la plus répandue, et sa dispersion à l'état domestique sur une si grande partie du globe, sont deux faits généralement admis aujourd'hui par les naturalistes les plus compétents, et nous reviendrons sur ce sujet dans le chapitre XIV.

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